Actualités - Témoignages des Bénévoles
23 mai 2011

Actualités - Témoignages des Bénévoles

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"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". (Mark Twain)

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Le témoignage de notre bénévole Ingénieur, Deborah, suite à son passage dans notre village à Santaha (Madagascar) en mars 2011.

Difficile de résumer en quelques lignes mon séjour dans ce joli petit village.

Après avoir passé 48h sur un bateau au départ de Sainte Marie j 'arrive exténuée à Antalaha le vendredi 8 avril. Cécile (la maman de Pierre, le Chargé du Pôle Humanitaire) George ( un ami de Pierre) et René ( le beau-frère de Pierre) m'accueillent. Nous faisons quelques photos. Je passe ensuite le week-end à Antalaha.

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Le dimanche après-midi je parts au village. Ce n'est qu'à 30 minutes d'Antalaha mais tellement différent. Je découvre tout d'abord la maison de l 'Association. Elle est très jolie, grande et bleue avec des lits partout pour accueillir les bénévoles.

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Je  me présente et fais la connaissance de toute  la famille qui vit autour. Je suis déjà sous le charme de cette famille si souriante surtout Olivia et sa petite Angelica.

Le lundi matin avant de découvrir l'école je me lance à la découverte du village . C'est un tout petit village en bord de mer, "un petit havre de paix" que l'on traverse en 30 minutes. Les habitants me regardent avec curiosité mais surtout avec de grands sourires et des bonjours.
 
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J'arrive ensuite à l'école. Je rencontre une institutrice et le directeur de l' école. Je vais passer la semaine à m 'occuper de deux classes les CM1 et les CM2. Les journées débutent par le levée de drapeau, c'est surprenant la première fois. Ce rituel est répété entre chaque pause.
 
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Les enfants sont en début de semaine aussi intimidés que moi mais rapidement "on s'apprivoise". Je commence les journées par des cours de Français puis dans l'après-midi je fais des choses plus ludiques comme la protection de l 'environnement.

J'élabore aussi une sorte de Pictionnary, ils doivent mimer et dessiner des mots. Les débuts sont un peu chaotiques. Personne n'ose . Je me lance toute seule. J'ai plein de petites paires d 'yeux braqués sur moi mais ensuite le jeu "prend" et tout le monde participe activement et ils en redemandent les jours suivants.
 
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Je m'attache très vite à tous ces enfants souriants qui s'amusent avec un rien à la récréation, qui me font gouter leur fruit à pain. Ils me suivent même après la classe et me regardent me baigner devant la maison de l'Association. Je ne suis jamais seul.

Le dernier jour est un peu difficile. Heureusement le "goûter" au chewing-gum déclenche et fou rire général et les adieux quelques minutes après sont moins difficiles.

C 'est l' heure des photos et des " bisous".

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Il y 'a encore beaucoup de choses à faire pour améliorer la scolarité de ces enfants mais ils sont tous très motivés malgré le manque de moyens.Je ne garde que d'excellents souvenirs de ces enfants et de ce petit village, un véritable petit paradis.

Voilà. J'ai vraiment aimé mon séjour.  (Deborah)

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TEMOIGNAGE DE MARIE - 1ERE MISSION COUP DE POUCE JUILLET 2011

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Les vazas étaient de retour au village de Santhaha à partir du 11 juillet 2011 afin de soutenir l'association Prev’act pour la construction d'une école. C'est ainsi que nous avons été la première mission de l'été à partir, le 10 juillet 2011, avec notre malle à outils, 14 volontaires novices ou expérimentés, mais en tout cas, n'ayant aucun diplôme ni en maçonnerie ni en BTP!

Arrivée à Santaha

Après un vol de 11 heures nous sommes arrivés à l'aéroport d'Antananarivo. Il était environ 23h45. Nous avons d'abord passé une courte nuit à l'hôtel Le Manoir Rouge avant de reprendre un vol le lendemain matin pour Antalaha. Le chemin vers l'aéroport d'Antananarivo a été l'occasion d'apercevoir rapidement la capitale malgache. Il est environ 7h30 du matin, mais la ville a déjà commencé son remue-ménage depuis bien longtemps avec ses nombreux étals et la circulation sur les chemins de terre rouge qui y est plutôt dense, notamment avec les incontournables taxi-brousses. Les rues sont jalonnées d'une succession de petites maisons juxtaposées les unes aux autres. A notre arrivée à l'aéroport d'Antalaha, nous avons été accueillis par Pierre Quantin, accompagné de Cécile, sa mère, et de deux de ses enfants. Après avoir chargé nos innombrables bagages sur le toit du taxi brousse conduit par William, notre chauffeur attitré tout au long de la mission, nous sommes partis sur le chemin d' Antalaha, où nous pouvions sentir avec délices les effluves de vanille, pour y déjeuner tous ensemble dans un restaurant chinois.

Après le déjeuner, au cours duquel nous avons pu faire plus ample connaissance avec Pierre Quantin et Cécile, qui nous a raconté avec passion l'histoire de sa famille, nous avons fait quelques courses en ville, notamment chez l'un des amis de Pierre Quantin ainsi qu'au marché d'Antalaha, avec ses toutes petites "boutiques" en bois. Nous sommes partis à la nuit tombée pour Santaha, sous une pluie battante et sur un chemin de brousse bien chaotique. Nous sommes arrivés vers 19h à la maison de l'association, accueillis par un ballet de lucioles, sous un ciel étoilé magnifique. Nous avons alors fait la connaissance d'Evariste, notre guide qui allait nous accompagner tout au long de la mission, d'Olivia notre cuisinière de choc, de son mari, Eddie et de ses deux enfants (Romaric et Marie Angelica), ainsi que de Jean-Baptiste, le chef du chantier, et sous les ordres duquel nous allions désormais travailler. Le chef du village s'était également gentiment déplacé pour nous accueillir.

Après la visite de la spacieuse maison en bois que nous allions partager avec Jean-Baptiste et Evariste, nous installons nos moustiquaires - first things first!- et après notre premier diner, nous nous couchons rapidement.

Le lendemain matin (comme tous les matins qui suivront) nous avons été réveillés par le chant d'un coq particulièrement expressif. Il faisait un temps superbe et nous découvrons les environs de notre jolie maison toute bleue : la plage, complètement vierge, de l'autre côté de la route, le bruit des vagues qui s'écrasent sur les rocher, le Farida, échoué sur la plage, les animaux (zébus, cochons, poules, dindons, canards etc...) qui se baladent tranquillement avec désinvolture, la beauté des paysages avec les maisons traditionnelles du village nichées dans cette nature verdoyante, les chemins de terre rouge.

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Au boulot les Vazas !

Mardi 12 juillet : notre mission commence. Le chantier de l'école se situe à quelques mètres de la maison. Seule la dalle de bêton de l'ancienne école a été conservée. Quelques poutres en fer ont déjà été mises en place. Il va falloir que nous construisions les murs...nous tentons d'évaluer la charge de travail en jaugeant d'un oeil un peu inquiet l'importance du tas de briques et celui des sacs de ciment.... et puis, c'est parti les vazas !!

La journée type sur le chantier débutait à 7h30 et se terminait environ à 17h, avec une pause pour le déjeuner. Jean-Baptiste dirigeait les opérations avec brio et Evariste était là également, comme toujours, pour veiller sur nous et nous donner un p'tit coup d'pouce. Les filles étaient affectées, le plus souvent, à l'acheminement des briques sur le chantier et à la pose du ciment. Les garçons préparaient le ciment et le bêton de manière traditionnelle, à la pelle donc, et avec une force olympique. On ne compte plus les voyages en brouette pour aller chercher le sable et les cailloux nécessaires, ni les seaux d'eau ramenés du puits voisin! Les ouvriers, quant à eux, posaient et alignaient les briques avec grand soin. Il fallait également réaliser les poutres en fer ce qui a été une collaboration minutieuse de tous (scier les tiges de fer, fabriquer des carrés de fer, relier le tout avec des fils de fer). Avant de faire couler le bêton dans les poutres, il fallait mettre en place des coffrages avec des planches de bois clouées sur les murs et colmater les quelques aspérités avec des morceaux de carton mouillé.

A la fin de la première semaine, les murs étaient construits environ à mi-hauteur. Nous avons dès lors pu profiter pleinement de notre week-end de détente, que nous avons débuté par une belle balade en pirogue sur la rivière Ambinany, et au cours duquel Sylvain nous a fait découvrir la faune et la flore de la région, ainsi que ses nombreuses richesses. Nous avons également passé la nuit dans le désormais incontournable hôtel Ocean Momo, après une petite virée au Dancing Bamboula d'Antalaha.

Lorsque nous sommes revenus sur le chantier le lundi suivant, les échafaudages étaient mis en place. Il s'agissait d'un "quadrillage" de troncs d'arbres, plutôt fins, posés à l'horizontale sur le mur en construction, et à la verticale sur la dalle de bêton, et fixés entre eux par des clous. De fines planches de bois étaient également posées pour y mettre les bacs de bêton, quelques réserves de briques, les ouvriers et nous. La pose du ciment nécessita, dès lors, quelques contorsions. Cette semaine là, les garçons ont pu aider le charpentier à construire l'impressionnante charpente qui devait être installée avec la prochaine mission.

Le jeudi 21 juillet fut notre dernier jour au chantier puisque la kermesse organisée pour les enfants avait lieu le lendemain matin. Les quatre murs, ainsi que celui qui devait séparer les deux classes, étaient prêts pour que la deuxième mission puisse commencer les travaux d'installation de la charpente.

L'atmosphère sur le chantier était très conviviale et les conditions météo très agréables même si nous n'étions jamais à l'abri de violentes averses intempestives! Quelques habitants du village venaient spontanément nous prêter main forte (Mario, entre autres). Un jour, ce sont plusieurs femmes, qui sont venues participer aux chaines de briques. Le plus amusant a cependant été le premier jour, où des dizaines d'enfants sont venus nous aider, eux aussi, à acheminer les briques. C'était adorable de voir tous ces enfants, certains si jeunes, mettre tant de coeur à l'ouvrage, les briques devant être bien lourdes pour quelques petits bras. Les ouvriers ont été bien patients avec les vazas (il a tout de même fallu défaire quelques rangs de briques...), dont ils n'hésitaient pas à se moquer gentiment d'ailleurs, à cause de leur peau fragile qui nécessitait de bonnes doses de crème solaire ! Jean-Baptiste a été un chef de chantier attentionné. Il nous a même donné notre après midi pour le 14 juillet !

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Une belle expérience humaine

Si notre mission a été une expérience très formatrice en maçonnerie, elle a aussi été une expérience merveilleuse sur le plan humain. Nous avons eu la grande chance d'être entourés de personnes au sourire constant : Evariste et son immense bienveillance, Olivia, qui a eu la résistance de cuisiner et de faire la vaisselle pour 16 deux fois par jour, Jean-Baptiste, qui a eu la patience de nous avoir comme "ouvriers", Sylvain, tellement gentil, qui, notamment, nous a fait découvrir les paysages et les richesses de Madagascar lors de notre belle balade du week end.

Pierre Quantin aura également été d'une aide précieuse en venant fréquemment nous rendre visite et nous apporter quelques ravitaillements d'Antalaha dans son 4x4. 

Grâce à l'accueil des habitants, nous avons pu nous intégrer à la vie du village et apprécier la beauté de scènes traditionnelles : les femmes qui tamisent le riz, qui tressent des nattes ou des paniers, qui marchent le long des routes portant avec grâce leur chargement sur la tête. Les habitants venaient presque quotidiennement nous proposer leurs volailles ou les poissons et langoustes qu'ils avaient pêchés. Nous avons également été invités par le directeur de l'école à la proclamation des résultats, cérémonie sans aucun doute bien plus solennelle qu'en France (levée du drapeau et chant de l’hymne Malgache). Les meilleurs élèves, comme les recalés, étaient priés de rester debout devant toute l'assemblée jusqu'à l'annonce des résultats de la classe suivante! Pour notre dernier déjeuner, nous avons "partagé le  cochon" avec les personnes les plus importantes du village. L'après-midi qui a suivi, les garçons ont joué et gagné de haute lutte un match de foot disputé contre l'équipe de Santaha, avec l'aide d'Evariste, de Sylvain et de Mario dans l'équipe, et le soutien d'une équipe de supportrices ultra-motivées et d'enfants qui les encourageaient par des "Allez vazas"! Enfin, pour notre dernière soirée, une fête était organisée sur le terrain de basket de l'école, une occasion pour tenter de nous mesurer aux malgaches sur une piste de danse improvisée. Evariste, qui a décidément la zen attitude, nous a fait une superbe démonstration de reggae et Olivia nous a montré son déhanché énergique que nous avons été bien incapables de reproduire!

Les enfants, qui se déplaçaient toujours en bande, auront été un public fidèle, quoique nous fassions : brossage de dents dehors, bronzage à la plage, en train de pique-niquer. Ils nous observaient avec cette curiosité mêlée d'espièglerie. Certains passaient la journée à jouer à proximité de la maison, lançant avec de grands sourires et le regard pétillant des "salut vazas!" ou encore "Comment tu t'appelles?". Ils aimaient aussi beaucoup se faire prendre en photos avec la pause "thumbs up". La barrière de la langue était présente, mais, lorsque l'on s'y prend en chanson, elle est facilement surmontable : "Dans ma maison sous terre" a décidément la cote tout comme "un éléphant qui se balançait...". Ils nous ont impressionnés par la solidarité qui régnait entre eux, les plus âgés prenants soins des plus petits.

Nous nous souviendrons longtemps des moments privilégiés que nous avons passés avec eux : ces petites fêtes improvisées devant la maison à la nuit tombée où on dansait tous sur waka waka qui passait en boucle, lors de notre pique-nique, au cours du week-end, où les enfants sont venus nous regarder déjeuner et jouer, lorsqu'ils ont couru, couru, couru, couru derrière notre taxi-brousse pour

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nous dire au revoir, pieds nus, dans la poussière. La kermesse, a, bien sûr, également fait partie de ces moments privilégiés, où nous nous sommes efforcés de "canaliser" une sympathique cohue de 150 enfants survoltés. L'atelier maquillage a connu un succès démesuré, tout comme le lâcher de ballons et les bonbons !

Veloma Santaha....

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, même les missions Coup de Pouce. Nous avons quitté Santaha le samedi 23 juillet dans la matinée, non sans avoir trinqué une dernière fois avec une bonne THB bien fraîche. Après un dernier déjeuner à l' Ocean Momo avec Pierre Quantin, nous nous sommes séparés en deux groupes : Pierre, Gabriel, Adrien, Louis, Pauline, Maylis, Armelle, Lucie et Jean-Luc partaient pour une semaine se balader à Diego Suarez, et Guilhem, Virginie, Anne-Claire, Nolwenn et Marie repartaient prendre l'avion à Antalaha.

Nous sommes repartis la tête remplie de souvenirs que nous garderons longtemps précieusement : les enfants, la convivialité qui régnait dans l'équipe, les douches au puits, les caméléons, la beauté des paysages, le sourire constant et bienveillant des habitants qui masque une réalité bien difficile (certains devant vivre loin de leur famille, comme Evariste et les ouvriers, pour travailler), la tristesse de voir un pays avec tant de ressources, si pauvre... Toutes les personnes que nous avons croisées nous ont, finalement, ramenés à l'essentiel : l'amitié, l'entraide, l'ouverture aux autres, l'importance de prendre son temps. Au diable l'eau courante et l'électricité! 

Nous aurions pu vivre en autarcie encore longtemps à Santaha et nous sommes retournés avec réticence à notre réalité bousculée. Certains ne sont peut-être pas, à l'heure qu'il est, encore tout à fait revenus. La mission Coup de Pouce Santaha aura tout de même laissé son empreinte, tout du moins, au sens propre, dans la dalle de ciment qui a été coulée entre la maison et la cuisine au cours de la quinzaine. Mais laissons à notre cher Evariste le mot de la fin : lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait des vazas, il a dit avec aplomb et le regard malicieux " les vazas résistent toujours, même s'ils sont fatigués".

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Merci ! Marie pour ce très beau témoignage et pour ce sens du partage. Prev'act

TEMOIGNAGE DE NAJAT - 2EME MISSION COUP DE POUCE A SANTAHA - ETE 2014

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Cela fait déjà une semaine que nous sommes de retour de Madagascar. Et oui ! Pour la plupart nous avons eu la chance de pouvoir prolonger notre séjour.

Tout d'abord, concernant le chantier, nous avons bien rempli notre mission. Jean-Baptiste, le chef de chantier, et son équipe fortement motivé nous ont boosté ! Ce fut un réel plaisir que d'avoir pu travailler dans une ambiance aussi détendue.

Notre traducteur Georgelin s'est vraiment impliqué tout au long de la mission. Il s'est tout de suis intégré dans l'équipe, devenant le 13ème coup de poucien.

Olivia, quant à elle, était devenue un peu notre maman à tous. Elle nous a concocté des plats délicieux et ce toujours dans la bonne humeur !

Il est vrai que nous avions un cadre de rêve avec une maison à nous, une plage presque privée, des sourires quotidiens des gens du village, des enfants autour de nous, des bons petits plats et bien sûr le soleil ! Avec tout ça nous étions les plus heureux !

Donc, au nom de toute l'équipe n° 2, merci pour cette belle mission ! Ce fut un réel plaisir que d'y avoir participé à vos côtés.

Merci à Hélène (la responsable Coup de Pouce pour toutes les missions dans le monde) pour m'avoir confié cette mission. Tu as raison ! Sahantaha c'est vraiment le paradis. L'équipe que tu m'as confiée était au top !

 TEMOIGNAGE DE MARIE - 1ERE MISSION COUP DE POUCE JUILLET 2015

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Santaha le nom même fait rêver et ce village ressemble bien à ceux des plus belles cartes postales : une longue route, que bordent des cahutes en bois et des cocotiers, traverse le village ; à gauche, à travers les arbres et les habitations, on devine le bleu intense de l'océan indien tandis qu'à droite le village s'étend encore et encore. La douceur et la quiétude de ce lieu nous envahit tous.

Et pourtant il règne dans ce village du bout du monde une effervescence jamais connue jusqu'alors: la campagne électorale des premières élections municipales puisque Santaha vient d'obtenir le rang de chef lieu de commune rurale ! Cependant, dès le scrutin passé, Santaha retrouve sa sérénité et nous faisons nôtre la devise malgache: "mora mora", que l'on peut traduire par "tranquille, tranquille !"

Notre équipe s'agrandit immédiatement avec Olivia, notre cuisinière toujours souriante et Georgelin, notre traducteur malgache jamais le dernier à rire. La mission de construction de trois habitations en bois pour Renel, Makoany et Zani bat son plein: nous apprenons grâce aux charpentiers et aux maçons les différentes étapes de construction des maisons et nous devenons presque des experts dans le "cloutage" et le sciage des planches !

Construire une maison pour un habitant dans le besoin nous parait à tous normal mais quand ce même et frêle habitant vient donner de sa personne pour nous aider, cela nous émeut profondément et nous donne davantage de forces pour bâtir sa maison.

Outre les futurs propriétaires et les ouvriers, nous côtoyons quotidiennement une cohorte d'enfants qui nous apostrophent au doux son de: "salut vazaha ! Comment tu t'appelles?" Et même si la discussion s'arrête là, les regards facétieux et rieurs des enfants ne cessent de nous surprendre et de nous émerveiller jour après jour.

Nous en profitons au passage pour repeindre l'école "Pierre Rivoire" construite en 2011 par Coup de Pouce.

C’est donc avec beaucoup de regrets mais des souvenirs pleins la tête que nous quittons ce petit coin de paradis.

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