Actualités Histoires d'un jour
19 septembre 2008

Actualités Histoires d'un jour

PERE_PEDRO

Je sais que je ne suis rien, c'est la Sagesse, je sais que je suis tout, c'est l'Amour, entre la Sagesse et l'Amour il y a ma vie.

PREMIERE HISTOIRE

Nous rentrions par la route en direction de la capitale Antananarivo. Tandis que nous regardions le paysage défiler, j’avais commencé à entamer la conversation avec notre chauffeur. Je lui disais dans l’instant que la mission s’était bien déroulée avec cependant un regret, celui de ne pas avoir pu rencontrer le Père Pedro.

J’avais appuyé mes propos en reconnaissant que cela nous aurait été difficile à plus d’un titre : nous n’avions pas ses coordonnées et qui plus est le Père devait être injoignable compte tenu de toutes ses obligations. J’avais poussé à l’époque un léger soupir, quelque peu résigné lorsque soudain le chauffeur s’était mis à crier : ‘’Monsieur Pierre, voilà le Père Pedro ! ‘’. Perdu dans mes pensées je m’étais empressé de lui répondre : ‘’Mais oui ! Richard je vous parle bien du Père Pedro dans l’instant ‘’. Et mon chauffeur quelque peu excité de réajuster ses propos en me lançant à nouveau : ‘’Monsieur Pierre, le Père Pedro est là devant nous, il roule en sens inverse, il ramasse les enfants de la rue’’. Stupéfait j’avais aussitôt regardé devant moi pour m’écrier à mon tour : ‘’Richard arrêtez-vous immédiatement (S.V.P !)’’. J’avais littéralement bondi du véhicule pour traverser la nationale, me dirigeant à grands pas vers le 4X4 du Père Pedro qui, en effet, était stationné provisoirement.

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J’avais reconnu le Père Pedro, celui-ci était au volant du véhicule. Après une brève présentation le Père m’avait répondu : ‘’ Je n’ai pas le temps …’’. Quelque peu confus je lui avais adressé un au revoir. Tandis que je tournais les talons pour retraverser la nationale en sens inverse, j’avais entendu derrière-moi : ‘’Pierre ! Suis-moi’’. Et c’est ainsi que nous avions formé un petit convoi pour le retour. Au village du Père Pedro, situé sur le sommet d’une colline, tous les enfants l’attendaient, agitant les bras dans tous les sens, sautillant et criant de joie. Là durant une bonne vingtaine de minutes nous avions pu observer toutes les belles constructions du Père Pedro, les enfants s’agrippaient à nous de toute part.

A aucun moment nous n’avions parlé de nos projets, posant tour à tour de multiples questions au Père sur cette œuvre immense. Nous étions tous médusés. Avant de nous séparer nous avions fait la photo de famille. Contre toute attente le Père Pedro nous avait fait un rappel, là il m’avait saisi soudain par les épaules pour me chuchoter à l’oreille : ‘’ Pierre ! Pour tout ce que vous ferez pour les enfants de Madagascar faites-le ….. ‘’. Il ne se passe pas un jour sans que nous nous reposions la sempiternelle question : ‘’ Comment a-t-il su ? ’’.

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DEUXIEME HISTOIRE

Nous avions organisé pour les enfants du quartier une journée de détente, à la découverte d'un village situé à 50 kilomètres, à l'intérieur des terres, en bordure d'une belle et grande rivière.

A l'issue de cette journée, nous étions rentrés de nuit sur la ville de ANTALAHA. Tandis que je conduisais le 4X4 nous étions tombés à un moment du trajet sur un contrôle de militaires. Ceux-ci avaient agité leurs lampes pour nous signifier  l'obligation de ralentir. Obtempérant immédiatement j'avais freiné pour me diriger vers ce qui me semblait être une aire de dégagement.

Tandis que j'effectuais la manoeuvre j'avais été saisi par les hurlements des soldats, ces mêmes hurlements qui avaient été repris de concert par notre guide assis à l'avant du véhicule ainsi que par tous les enfants à l'arrière. Au même moment le 4X4 franchissait quelque chose qui nous avait tous violemment secoué. Aussitôt j'avais immobilisé le véhicule et j'étais descendu pour me rendre compte, précédé par tous les militaires quelque peu affolés ainsi que par les enfants.

L'officier en faction s'était dirigé vers moi les yeux exorbités me lançant en malgache : '' La herse ! La herse ! Vous ne l'avez pas vu ? ''. Notre guide nous avait rejoint me lançant à son tour : '' Monsieur Pierre ! Vous n'avez pas vu la herse, une double herse ''. J'avais senti mes jambes se dérober avec une imagination fertile : '' Le poids du véhicule ! Chargé à bloc, nos quatre roues motrices sont éclatées ''.

Lorsque j'étais venu éclairer à mon tour avec ma lampe de poche les quatre pneus, j'étais resté amidonné. Les quatre roues étaient intactes ! De mémoire de militaires ils n'avaient jamais vu cela oh ! Grand jamais. Lorsque j'avais vu les pointes acérées de la double herse j'avais songé un instant à tous les enfants.

La fin de l'histoire ne s'arrêtait pas là, il fallait une touche d'humour au tableau final. Deux jours après cet incident, nous crevions la roue arrière gauche du 4X4 en ville, sur un simple clou.

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TROISIEME HISTOIRE

Notre chauffeur venait de se garer à proximité du grand marché à Diego Suarez. Quelques familles malgaches que nous avions ramassées sur le bord du chemin, étaient descendues pour effectuer des achats avant de reprendre la route avec nous. Quant à moi j'étais resté dans le véhicule, observant fraternellement toute cette foule bigarrée qui allait et venait.

C'est là que je le vis, attablé dans une petite gargote, le verre de bière à la main. Un Français à l'allure dégingandée, le visage émacié, il devait avoir une soixantaine d'années. L'homme semblait être un habitué du quartier, quelques jeunes malgaches le taquinaient dans la langue du pays. Il avait cette expression désabusée qu'une légère intempérance à ... faisait encore plus ressortir. Son allure générale dégageait cependant une douceur que le temps avant sans nul doute poncé, j'avais ressenti les rudes épreuves de la vie sur cet homme échappé.

Un jeune malgache l'avait interpellé lui disant : '' Sois gentil avec ma soeur sinon je vais te couper la tête '' et lui avait répondu dans l'instant '' Et bien coupe ma tête, elle me fera moins mal, il faut bien mourir un jour ''. Tout cela semblait être un jeu entre les deux interlocuteurs qui au demeurant devaient être des amis. Une malice amusée chez le jeune et beau malgache et le flegmatisme non feint chez le Français.

A un moment de leurs échanges, l'homme avait soudain tourné la tête en direction de notre véhicule ''Associatif'' et là il avait surpris nos regards amusés. Il s'était aussitôt levé avec un sourire, titubant quelque peu, se dirigeant vers nous. Il nous avait tendu la main pour nous dire '' Bonjour ! Je m'appelle François '' et moi je lui avais rétorqué '' Bonjour ! Je m'appelle Pierre ''. Et là avec une audace qui avait surpris tout le monde, il était monté à l'arrière du véhicule, poussant gentiment mais sûrement tout le monde avec sa hanche. Une fois bien installé il avait lancé avec assurance à notre chauffeur '' Maintenant je parts avec vous ''.

A l'arrière du véhicule personne ne semblait être rassuré. Demeuré à l'avant je souriais encore de cette belle surprise. Dans l'instant j'avais étendu tranquillement mes jambes et nous avions commencé cette conversation avec François tandis qu'il s'était saisi d'Antoine, pour le mettre sur ses genoux. Antoine contre toute attente s'était blotti contre François, cela semblait une affaire entendue entre les deux.

Et c'est là tandis que ses larmes s'étaient mises à couler sur ses joues qu'il nous avait raconté son histoire. Architecte et promoteur immobilier à La Réunion, il avait légué toute sa fortune à un fils adoré mais échappé ... avec la maman. Aujourd'hui il s'était installé à Diego Suarez dans une retraite forcée. Antoine s'était blotti contre lui tandis que François passait la main dans les cheveux de l'enfant. Après quelques minutes d'une conversation soutenue, il avait décidé soudain de ressortir du véhicule prétextant que nous devions repartir, amusé par les craintes qu'il avait sans nul doute soulevées à l'arrière du véhicule parmi les malgaches.

Il avait murmuré quelque chose à Antoine. Il avait embrassé tous les malgaches sans exception. Tandis que François fendait généreusement l'air de la main, notre fils Antoine s'était mis à hurler dans le vent le prénom de cet homme. J'avais songé un instant, en voyant cette silhouette qui diminuait dans le lointain, qu'il avait été bénéfique pour Antoine qu'il puisse se colorer des autres tout au long de la mission humanitaire, pour plus tard ... peut-être.

QUATRIEME HISTOIRE

Olivier

Nous nous souvenons encore de cette première rencontre avec le jeune Père, Vicaire Général, Olivier HIAVRA qui s'occupe de tous ces pauvres sur des paroisses éloignées et disséminées. Mon Père la voiture doit être soumise à de rudes épreuves sur les pistes lors de vos tournées en brousse ! Le père malgache quelque peu confus : ''Mais nous n'avons pas de véhicule !''. Sans nous décontenancer pour autant : ''Alors mon Père c'est la moto qui consomme peu''. Et le Père de rétorquer : ''Pas de moto non plus, Pierre''. Quelque peu déboussolé nous balbutions encore : ''Le vélo mon Père, le vélo tout de même ?''. Et le Vicaire de nous montrer ses chaussures ventilées de toute part ... 180 kilomètres à pieds, par mois, minimum !!!

CINQUIEME HISTOIRE

Nous avions rencontré dans la providence cette jeune lycéenne, si humble. Mise en confiance elle nous avait avoué dans l'instant qu'elle apprenait le Français depuis peu. Pour appuyer ses propos elle nous avait tendu un texte qu'elle avait rédigé sur un thème donné par le professeur. A la lecture de celui-ci nous étions restés médusés ! Je souhaite aux étrangers, à l'inverse, de pouvoir maîtriser la langue malgache en si peu de temps. Il y a ainsi des enfants, des élèves que l'Association doit aider. Ci-dessous nous vous offrons son texte. Ah ! Nous avions oublié, elle a eu le premier prix de son lycée pour ce travail.

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SIXIEME HISTOIRE

Le Chargé du Pôle Humanitaire  attendait sa mère qui s'entretenait  avec la Supérieure  de l'Ecole Saint Louis de Gonzague. Ces religieuses de la communauté des Filles de Marie s'occupent des enfants orphelins à Antalaha, côte Nord-Est de Madagascar.

Durant ce laps de temps il s'était mis à observer tour à tour la cour de récréation, les dépendances et les espaces verts. Et c'est là que qu'il le vit, le vieux jardinier de l'école. Il travaillait avec minutie sous un soleil de plomb. La douceur de son visage, son corps sans cesse plié vers l'avant révélaient une assiduité au travail que le temps n'avait jamais réussi à entamer.

Pierre s'était approché de ce malgache pour le saluer. A l'issue de la salutation et contre toute attente l'homme s'était mis à lui raconter d'emblée l'histoire suivante :

Monsieur Pierre ! Je m'appelle Paul ZAVA et il y a quelques années Monsieur le Juge m'a confié un enfant abandonné dans la rue qui était handicapé. Celui-ci était sourd et muet et il ne pouvait se déplacer qu'en étant complètement descendu sur ses jambes. J'avais bien dit à l'époque à Monsieur le Juge que j'étais trop pauvre pour pouvoir m'occuper de lui mais il avait insisté en prétextant que ce n'était que provisoire. Il avait même rajouté : '' Paul ! Vous avez un Grand Coeur, je suis certain que l'enfant trouvera sa place au sein de votre grande famille.

Et Pierre quelque peu médusé de rajouter : '' Et alors Paul ! ''.

Alors Monsieur Pierre je l'ai élevé de l'âge de 8 ans à l'âge de 10 ans.

Qu'est devenu l'enfant après Paul !

L'enfant est décédé d'une crise de tétanos suite à une blessure qu'il avait contractée derrière son genou droit. Il se déplaçait sans cesse les jambes repliées. J'ai dû faire l'aumône pour pouvoir lui confectionner un petit cerceuil en bois.

Pierre n'arrivait pas à quitter cet homme.

Avez-vous une photo de l'enfant Paul ?

Oui ! Monsieur Pierre.

Pourrais-je (SVP) vous accompagner à votre domicile afin de pouvoir prendre une photo de cette photo.

Après avoir pris la photo il ne s'était toujours pas décidé à quitter Paul.

Paul ! Je ne voudrais pas abuser de votre temps mais pourriez-vous m'accompagner (S.V.P) jusqu'à l'endroit où l'enfant à été enterré.

Et c'est ainsi que Paul et lui s'étaient retrouvés au milieu des hautes herbes. Il déblayait à la machette pour faciliter leur avancée. Cela n'en finissait plus et les moustiques n'arrêtaient pas de les piquer de toute part.

A un moment Pierre avait lancé à Paul ''Etes-vous bien certain de la direction prise ?"  et il lui avait répondu : Oui ! Ici c'est le cimetière des pauvres.

Après des efforts répétés ils étaient enfin arrivés à un monticule de terre à peine perceptible. S'il n'y avait pas eu la petite croix délavée par le temps Pierre doutait fort qu'ils auraient pu retrouver l'Enfant ... l'Enfant oublié

Paul le papa d'adoption avait été si ému dans l'instant. Mais comment avaient-ils fait pour se retrouver tous là ?

L'enfant s'appelait '' Bonarijesy ''.

Pierre a attendu fébrilement le maçon toute la soirée pour pouvoir établir un devis avec lui. La prochaine fois qu'ils reviendront dans la forêt ils reconnaîtrons plus facilement avec Paul  ce lieu où repose désormais  l'enfant " Bonarijesy ''.

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BONARIJESY

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SEPTIEME HISTOIRE

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Parfois on nous demande pourquoi nous passons autant de temps dans la rue. Seule la question est "à demeure", pas la réponse. Il y a des femmes et des hommes qui deviennent dépositaires de ruptures qui leur ont été laissées à jamais ! Une histoire qui a été partagée dans un passé heureux mais qui aujourd'hui pèse de tout "Le Souvenir" sur des visages rendus à l'ombre de la vérité ; sur des mains tremblantes de dessaisie, sur des regards où les paupières battent encore si forts sur des silhouettes jadis familières.

Tous ces rendez-vous manqués que nous pouvons essayer d'honorer, avec une certaine tendresse : une main offerte, un bras qui s'enroule autour d'une épaule, un rythme de pas qui se veut rattrapé, une écoute où il n'y a aucune déconvenue qui ne soit perceptible.

Aidons-les à rendre toutes ces petites miettes aux petits oiseaux et offrons leur à boire et à manger, dans une part retrouvée.

Au pied de l'arbre, à l'angle de la rue, sur le banc, le long du mur ... Celles et ceux qui relèvent de toutes nos attentions, dans une pureté d'intention.

A Joseph rencontré dans la Providence.

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HUITIEME HISTOIRE

C'était la fin de la journée, j'étais fatigué et pressé. L'homme âgé s'était approché de mon véhicule pour me demander, dans un langage difficile à décrypter, si je pouvais le ramener chez lui dans une autre commune que celle où je résidais. Il m'avait invoqué tout ce temps passé à attendre un bus qui ne venait pas. Je lui avais signifié mon congé en lui disant : "Bon courage !".

Dans l'instant j'étais à mes affaires et pas aux siennes. L'homme très ému avait dit au revoir avec une grande politesse et il était reparti vers l'arrêt de bus, de ce pas difficile qui m'avait tant bouleversé tandis que je relevais la tête pour voir le vieil homme s'éloigner. Je l'avais aussitôt rejoint ... J'avais fait un long détour pour le ramener chez lui : David. Sa nièce Marie-Lourdes nous attendait sur le perron, les traits tirés d'inquiétude. Il avait encore le visage collé à la grille du jardin, la main qui fendait l'air avec générosité. Dans le rétroviseur tant de souvenirs ... déjà !

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NEUVIEME HISTOIRE

Je roulais en ville lorsque je vis cet homme marcher en titubant au milieu de la chaussée. Il se déplaçait difficilement avec sa canne tandis que j'apercevais son pied droit blessé. Il essayait d'interpeller en vain et les automobiles et les piétons qui semblaient toutes et tous se dégager rapidement pour éviter toute discussion avec ce Réunionnais.

J'avais fait rapidement demi tour pour pouvoir m'approcher de lui. Et c'est ainsi qu'il avait accepté de monter dans mon véhicule. Chemin faisant il m'avait dit qu'il était tour à tour dépressif, malade et qu'il avait quelque peu bu du fait du chagrin qu'il traînait depuis longtemps.

Il m'avait demandé si je pouvais le déposer à la gare de Saint André pour pouvoir aller voir sa soeur à Saint Joseph. Et c'est ainsi que je l'avais accompagné lui réglant le trajet de bus Saint André/Saint Joseph ainsi que le trajet Saint Joseph et l'endroit où habitait sa soeur, dans les hauts, et lui donnant quelque chose pour pouvoir s'acheter à manger.

Je lui avais rappelé l'endroit où j'avais glissé le billet sur lui, profitant de ce petit rangement pour mettre en lieu sûr (poche à fermeture éclair) ses papiers qu'il risquait de perdre. J'avais pris son numéro de portable avec moi pour le rappeler. Ce même portable que j'avais aussi glissé dans son autre poche à fermeture éclair car tout tombait au fur et à mesure des ses déplacements incontrôlés.

Je l'avais quitté sans omettre de le saluer "Fraternellement !" et de lui rappeler les dernières consignes sous le regard inquisiteur de personnes curieuses à défaut d'être disponibles. Que Dieu te garde mon Jean-Hugues.

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DIXIEME HISTOIRE

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Josian est un personnage haut en couleur dans notre quartier ! Il a connu bien des chemins de traverse ... Mais il est capable d'agir de manière remarquable et émouvante avec qui lui plaît.

Il est très intelligent voire à même de donner des leçons de savoir vivre. Il m'avait demandé de lui ramener une chemise Malgache au retour d'une de mes nombreuses missions humanitaires à Madagascar. On ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis.

Le moment venu il l'avait enfilée avec fierté ! Notre fils Antoine (11 ans) m'avait témoigné de ses sentiments filiaux au regard de la parole donnée qui selon lui caractérisait son papa ... Alors allons-y pour la parole donnée !!!

Ah j'oubliais ! Je porte en brousse le chapeau de Josian, celui-la même qu'il m'avait offert jadis de manière définitive tout en joignant le geste à la parole en m'assénant une bonne claque sur la joue droite ; le geste relevait plus d'un sentiment de pudeur amical qu'autre chose. Ce même chapeau que personne ne pouvait toucher sans prendre le risque de ...

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ONZIEME HISTOIRE

Lorsque l'homme d'entretien des espaces verts du Conseil Départemental à l'Ile de la Réunion m'avait vu me garer devant le portail d'entrée et de sortie, il m'avait immédiatement interpellé. Je me dirigeais initialement vers ma communauté, les religieuses Franciscaines, lorsque j'avais décidé de prendre cette initiative.

Mais lorsque je lui avais dit que c'était d'une part temporaire et d'autre part que je venais le saluer en "toute fraternité" lui, l'homme d'entretien, qui travaillait sous un soleil de plomb, avait très vite abandonné l'idée première de réguler dans l'instant la circulation pour m'accueillir à bras ouverts !!!

Il y a derrière ces grilles des grandes décisions à prendre, mais il y a tout autant à l'extérieur de ces grilles des grandes décisions à prendre. Chasse le Franciscain, oh pardon ! Le naturel et il revient au galop.

Ah j'oubliais ! Il se prénomme Jean-Claude ... Un peu d'attention SVP !

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