LA REGION SAVA
22 mai 2010

LA REGION SAVA

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LA COTE DU PALISSANDRE

Les Betsimisaraka (les nombreux inséparables).

Photo prise par l'Association PREV'ACT au village d'Anamborano (côte Nord-Est de Madagascar) d'où est originaire la famille du Chargé du Pôle Humanitaire.

Les articles ci-dessous sont un condensé d'informations qui ont été glanées.

 SAVA (Sambava - Antalaha - Vohemar - Andapa) 

Madagascar dispose de 28 Régions. La Région SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa) dont le siège se trouve à Sambava contrôle les 4 districts. On a supprimé les Provinces. L'ancienne appellation de Fivondrona (Préfecture) est devenue district. 

La vanille « fragrants » qui donna naissance à la vanille Bourbon était déjà cultivée dans d’autres pays avant d’être introduite à Madagascar en 1870. La Grande Ile en était déjà le premier producteur mondial en 1924,  elle l’est toujours grâce à la région de la SAVA au Nord-Est qui produit à elle seule 1.000 tonnes de vanille préparée. Prix de la vanille à 6 Euros le kilo. 

Les photographes se sont habitués aux gousses paressant au soleil sur des claies avant de poursuivre une préparation encore longue. Quant aux touristes, ils peuvent emporter librement 2 kg de vanille, un « plus-que-parfum » dans leurs bagages de cette région la plus verte de Madagascar qu’est la SAVA…

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Photo prise par PREV'ACT au village d'Anamborano

Sambava, niché à l’embouchure de trois rivières au cœur d’un triangle formé par Vohémar au Nord, Antalaha au Sud, Andapa à l’Ouest. Randonnées dans la vallée de la Bemarivo au départ de Nosiarana. Loisirs nautiques sur les lacs d’Andohabe et d’Andamoty. Le Parc National de Marojejy et sa haute montagne. La Cocoteraie de la Soavoanio couvrant une superficie de plus 4.700 Ha divisée en 4 zones.

Antalaha, ses constructions de boutres, sa taillerie de pierres semi-précieuses. Trekking dans la vallée de l’Ankavanana. Vue panoramique à partir de la station météorologique. Excursions au Cap Est (3 heures de bateau) ou au Parc Masoala.

Vohémar, ancienne cité islamique détruite ensuite par les portugais. Des vestiges archéologiques intéressant les chercheurs. Un Lac Vert également appelé Andranotsara à 7 km au Sud, qui aurait été un ancien village dont les habitants ont été transformés en crocodiles. Relié par une piste saisonnière à Ambilobe en passant par le village de chercheurs d’or de Daraina.

Andapa, dans une cuvette verdoyante bordée par les massifs de Marojejy et d’Anjanaharibe, grenier à riz de la région. Relié à Sambava par une belle route de montagne serpentant entre les forêts et la rivière Lokoho. Belle vue sur les parcelles rizicoles à partir de la colline d’Anjiabe.

SAVA

Situation administrative

La région de SAVA se trouve dans le Nord-Est de Madagascar, entre 13°80 et 16° de latitude Sud et 49°20 et 50°20° de longitude Est. Elle s’étend sur une superficie de 23.577 km² soit environ 4% du territoire national. Elle regroupe les districts de Sambava, d’Antalaha, de Vohémar et d’Andapa.

Tableau 158 : Superficie par district dans la région de SAVA

Districts SUPERFICIE (km2)

SAMBAVA 5 034 20,9

ANTALAHA 5 842 24,2

VOHEMAR 8 988 37,2

ANDAPA 4 285 17,7

Les quatre districts de la SAVA présentent un certain nombre de traits caractéristiques communs, telles, une végétation riche mais fortement menacée par la pratique des Tavy, une précipitation relativement abondante, une population moyennement homogène vivant dans un enclavement relatif, et la pratique de cultures de rente (vanille, café, girofle, poivre).

On peut distinguer quatre sous-ensembles relativement homogènes : la zone littorale composée d’une bande étroite de plaine longeant la côte d’une longueur de 270 km environ a une largeur comprise entre 8 km à 15 km ; La zone intermédiaire dont l’altitude est comprise entre 60 et 250 m, constitue des terrains alluviaux riches en éléments fertilisants ; La cuvette intramontagnarde de l’Ankaibe est caractérisée par l’existence d’excellents sols de culture. Zone d’immigration, cette zone est aussi le grenier à riz du Nord-Est malgache ; et La zone montagneuse se caractérise par un relief accidenté et une altitude pouvant aller jusqu’à plus de 2000 m (Marojejy).

Cette zone couvre les zones forestières du Cap Masoala et des bordures du Tsaratanana. Elle est sous peuplée où la vie rurale reste dominée par les cultures vivrières annuelles sur les défrichements forestiers.

Population et densité

La population de la Sava a été évaluée en 1999 à 701227 habitants répartis selon une densité de 29 habitants au km2.

La densité de la population des Communes des quatre districts de la SAVA croît en moyenne d’environ 17 % par an.

Le taux de croissance démographique est de 2,8%.

La population rurale a été évaluée à 527901 habitants soit 89% de la population totale. Le taux moyen d’urbanisation est d’ailleurs assez faible puisqu’il n’est que de 11% pour l’ensemble de la région.

Composition ethnique.

La population est composée en général de Tsimihety, de Betsimisaraka, d’Antaimoro et de Sakalava dont les proportions varient suivant les districts. Les Tsimihety sont majoritaires à Andapa et à Sambava, les Betsimisaraka à Antalaha et les Sakalava à Vohémar.

Mouvements migratoires.

L’intérieur de la région : C’est vers Sambava que convergent les flux migratoires. Cette dynamique migratoire interne serait liée au caractère saisonnier des activités agricoles. Deux pour cent environ des paysans migrants saisonniers se rendent hors du district. En plus de l’exode rural, on observe également une migration temporaire des jeunes vers Sambava pour la collecter de la vanille et des produits locaux.

A l’extérieur de la région : c’est vers le Nord-Est qu’existe des migrations individuelles rarement organisées.

Ressources forestières.

Couverture forestière et statut des forêts.

La couverture forestière de la région Sava a été évaluée à 918685 ha en 1990, 882940 ha en 2000 et 843512 ha en 2005.

Cette ressource comprend des forêts domaniales et des forêts protégées notamment le parc national de Marojejy (60 050 ha selon décret n°98-375), la réserve spéciale d’Anjanaharibe Sud (32090 ha selon décret 58-12) et les nouvelles aires protégées (voir tableau 161) et une partie du parc national Masoala (230000 ha selon decret n°97-141).

La richesse floristique des forêts de la région Sava est composée de plus de 154 espèces endémiques dont 43 sont menacées et plus de 56 commercialisée réparties dans 3 zones écofloristiques.

Richesse faunistique.

La richesse faunistique de la région Sava est remarquable car elle englobe plus de 1830 espèces dont 325 endémiques de Madagascar et 103 endémiques de la région.

Menaces sur les ressources.

Malgré la prépondérance de la culture sur brûlis dans cette région, les principales menaces pour la survie de la forêt restent, selon les participants, la Coupe illicite, les feux de brousse et la fabrication de charbon de bois.

Produits agricoles et destination.

La production de « riz de montagne ou de Tavy » concerne 20 % de la surface totale rizicole de la zone. La production de riz des bas-fonds et des plaines représente 80 % des surfaces rizicoles totales de la région.

Le riz est souvent vendu localement tandis que la vanille est exportée à l’extérieur du pays. Le café qui fait partie également des cultures plantées en zone forestière est vendu localement et exporté en dehors du pays.

La propriété foncière selon la perception de la population est ancestrale bien que la plupart des terrains soient encore sous le statut domanial.

En général, il existe trois modes de faire-valoir dans la région, surtout en riziculture : La faisance - valoir directe (60% des propriétaires), Le Métayage (20% environ dans les zones de migration) et le fermage – location (entre 15 et 25% des exploitants selon les districts).

Lois provinciales, régionales, locales.

A part la législation nationale il n’existe d’autre source juridique formelle ou informelle que des DINA au niveau local.

Economie forestière.

La forêt procure un certain nombre de produits forestier ligneux ou non ligneux comme le Bois d’oeuvre et le bois énergie, les plantes médicinales, le raphia, le ravinala, le satrana, le miel. La forêt joue un rôle écotouristique également important tandis que des espèces animales sont soit commercialisées au niveau internationale et au niveau local.

Analyse de l’évolution de la couverture forestière dans la région Sava.

La dégradation des ressources forestières de la région Sava a été moins importante entre 1990 et 2000 (0,31%) que pour l’ensemble de Madagascar (0,82% soit une différence de -0,51 point). Cette dégradation est due essentiellement à l’ampleur des défrichements et des prélèvements illicites.

Entre 2000 et 2005 la dégradation a baissé à 0,12% de la ressource probablement à cause de la mise en application de l’arrêté interdisant les feux de brousse et le Tavy ainsi que la mise en protection temporaire d’un certain nombre de ressources.

Les données en valeur absolue ne confirment pourtant pas cette tendance à la baisse de la déforestation dans cette région car la surface perdue entre 1990 et 2000 a été de 3575 ha/an alors qu’elle est de 7886 ha/an entre 2000 et 2005. Contrairement à ce que les participants des ateliers ont mentionné le défrichement a été probablement plus important pendant cette période.

Proposition d’actions de prévention de la déforestation.

Plusieurs recommandations ont été avancées par l’ensemble des participants notamment :

-  la mise en place de nouvelles Aires Protégées,

-  la mise en place d’un système d’IEC sur importance de la forêt,

-  la révision, la refonte, la vulgarisation et l’application des textes,

-  le renforcement et la responsabilisation des communautés locales pour la GDRN,

-  le développement d’activités alternatives financièrement profitable pour les populations locales,

-  la promotion d’énergie alternative,

-  le développement de l’écotourisme,

-  la mise en place de système de Gestion Durable des Ressources Naturelles autour des Aires Protégées,

-  la multiplication des pôles de développement et le renforcement du planning familial.

Suggestion des experts.

La mise en oeuvre de ces actions pourrait se faire en collaboration avec le PGDRN, GREEN MAD, SAGE, CI, CIREEF, FANAMBY, ANGAP, CORDAMA.

Le plus urgent est de mettre en place les nouvelles aires protégées prévues à cet effet.

PALISSANDRE

La région de Sambava

Capitale du  triangle du nord-est

Sambava (qui signifie : « à l’embouchure des rivières »), est une ville située sur la côte nord-est de Madagascar, en pleine région de production de la vanille ; mais également du café, du girofle, du poivre, du raphia et du coco.

Chef-lieu de la Région SAVA, Sambava se trouve au centre du triangle formé par les agglomérations de Vohémar (à 155 km au nord), Andapa (à 109 km à l’ouest) et Antalaha (à 89 km au sud). Elle est alors la meilleur base pour visiter la région.

Elle se trouve dans une zone méconnue car difficile d’accès, qui reste l’un des derniers sanctuaires naturels de la Grande Île. Les collines y sont ponctuées de ravenalas et les forêts foisonnent d’orchidées. Mais la région est généreuse en fruits savoureux : papayes, litchis, mangues, noix de coco…

Son climat

Bercée en permanence par l’Alizé, elle est dominée par une température moyenne de 30°C en été contre 20°C en hiver. Il y pleut souvent et 5 mois par an, elle est fouettée par des pluies torrentielles. C’est son climat extrêmement humide qui favorise la culture intensive de la vanille, du café, du girofle, du poivre, du riz et les cultures vivrières. Par ailleurs, de par sa position géographique aussi, la région est toujours exposée aux intempéries cycloniques.

Tribus et dialecte

La ville de Sambava compte 25 000 habitants. A l’origine, Sambava était un pays betsimisaraka. Aussi les Sambaviens parle-t-ils principalement ce dialecte. Mais le mélange des ethnies et des races est tel que de nos jours, toutes les ethnies sont représentées dans cette région à des degrés plus ou moins égaux. Ce qui donne à ses originaires une nouvelle identité qui les distingue de toutes les autres ethnies de Madagascar.

Le dialecte sambavien est donc un mélange de betsimisaraka, de sakalava, de tsimihety, le tout agrémenté de termes français à peine malgachisés. Un bon nombre d’objets ne s’identifient qu’avec des appellations en français. De bons exemples de ce phénomène sont les mots «koera» qui signifie «cuillère», «lasiety» qui traduit «assiette»; l’expression pour demander l’heure: «Kel èr andro?» pour traduire «Quelle heure est-il ?», ou encore «Komansy mafana andro» pour «Il commence à êtrechaud».

Au pays de la vanille

Avec Antalaha, Sambava constitue des centres économiques de première importance pour le pays : la vanille, dont Madagascar fait un commerce florissant, est cultivée dans cette zone. La région est en effet, la plus grande productrice de vanille naturelle au monde. Au fait, il n’existe pas d’agent naturel de pollinisation, si bien que celle-ci doit être effectuée à la main.

La plante du vanillier

Le vanillier est une liane grimpante originaire d’Amérique centrale qui possède une tige ligneuse avec racines adventives, des feuilles ovales et des fleurs verdâtres. Faisant partie de la grande famille des orchidées, il pousse en climat tropical chaud et humide. C’est naturellement une plante de sous-bois car il nécessite un ombrage suffisant pour empêcher le rayonnement direct du soleil sur les feuilles et les tiges, qui provoque la mort de la plante. La liane pousse en grimpant le long des arbres en s’accrochant à l’aide de ses racines aériennes.

Les premières floraisons ont généralement lieu après trois à cinq années de culture. La pollinisation est réalisée manuellement faute d’insecte pollinisateur efficace. La période de floraison dure deux à trois mois pendant lesquels les producteurs doivent polliniser quotidiennement les fleurs. Les fruits arrivent à maturité et peuvent être récoltés après huit à neuf mois de croissance.

Le traitement de la vanille

Le fruit du vanillier est communément appelé «gousse». Les gousses sont récoltées vertes et sans parfum. Afin de faire apparaître l’arôme de vanille bien connu, elles vont subir le traitement traditionnel suivant :

Echaudage : La technique la plus utilisée consiste à tremper les gousses vertes dans de l’eau chauffée à 65°C dans une cuve à feu nu. Cela dure 3 minutes.

Étuvage : S’effectuant immédiatement après l’échaudage, il s’agit de placer les gousses dans des caisses capitonnées de couvertures pour conserver la chaleur. Il dure un à deux jours.

Séchage : Il s’agit d’un séchage relativement lent dont le but est de stabiliser le produit et d’éviter les moisissures.
Il dure deux à trois mois.

Calibrage et mise en bottes : Les gousses séchées sont rassemblées en bottillons, après un classement par taille et
par couleur.

Conservation : Les bottes sont affinées en malles en bois ou en fer blanc, garnies de papier paraffiné pour limiter  la dessiccation. Les malles sont ouvertes régulièrement pour contrôler qu’aucun développement de moisissure ne  survient. Après quelques mois de stockage sous cette forme, la vanille est considérée comme prête à être  commercialisée.

La commercialisation de la vanille est réalisée sous plusieurs formes :

- Gousses (gousses fendues, gousses sèches rougeâtres, gousses bien préparées)

- Poudres

- Extraits alcooliques

- Sucre vanillé (enrobage de vanilline)

ANTALAHA (qui signifie là où il y a beaucoup d'eau)

Elle est surnommée « la Mecque de la vanille ». Elle ne s'est développée qu'une fois la colonisation française achevée avec l'introduction de la culture de la vanille et la construction d'un port. Depuis la moitié du XXe siècle, par cette ville transite plus de 50% de la production mondiale de vanille.

C'est à proximité de cette ville que l'ORSTOM, dans les années 1970, a effectué les premiers essais de vanille synthétique.

La ville abrite des chantiers de fabrication de Boutre.

Elle sert de base de départ vers Maroantsetra à travers le Parc National de la presqu'île de Masoala.

La région fournit près des deux tiers de la production malgache de la vanille une orchidée originaire du Mexique introduite dans la région dans les années 1900, il semble opportun de visiter un des ateliers de préparation et de conditionnement de cet or vert qui représente ici plus de 50% de la production mondiale.

Antalaha est une Charmante Bourgade, propre et tranquille quand un cyclone ne l'a pas complétement détruite, mais même si c'est le cas on reconstruira encore et encore !

On peut grimper sur une petite colline à l'ouest de la ville pour s'offrir un superbe panorama.

Elle abrite environ 8000 habitants, la plage est superbe et sans danger.

Elle possède un chantier de construction de boutres (bateau traditionnel malgache servant au transport de produits agricole).

La ville est le point de départ d'un trekking jusqu'à Maroantsetra compter 5 jours de marche à travers des zones mi-cultivées ,mi forêt vierge, la couleur verte est la couleur dominante de cette région luxuriante,les contacts sont toujours très intéressants avec les habitants des villages tout au long du trajet, la route quand à elle est souvent infranchissable à la saison des pluies, 4x4 et taxi brousses parfois ne passent pas . Heureusement un petit aéroport permet d'y accéder.

MADAGASCAR

Superficie : 587 040 km2.

Population : 18 millions d'habitants.

60 % ont moins de 25 ans.

Espérance de vie : 53/57 ans.

80% de la population est rurale.

Agriculture : riz, manioc, café, clous de girofle, poivre, cacao, vanille, litchis, canne à sucre, coton.

Elevage : zébus (15 millions), poules, moutons, porcs, chèvres.

Déforestation massive : ébène, bois de rose, palissandre.

Richesse minière importante : graphite, mica, chromite, bauxite, or, saphir, émeraude, rubis, grenat.

Climat : tropical le long des côtes, tempéré à l'intérieur, aride dans le sud. Activité cyclonique importante.

Salaire moyen 25 Euros (salaire d'un instituteur entre 30 Euros et 50 Euros).

70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le taux de scolarisation est de 51 %.

Près de 90% des Malgaches scolarisés n'ont pas dépassé le niveau primaire.

31% des adolescents sont analphabètes.

45% des enfants souffrent de malnutrition et d'hygiène sanitaire.

Chaque année 60 000 enfants meurent avant l'âge de 5 ans (112 sur 1000).

1 enfant qui peut être scolarisé sur 3 travaille (1 530 000 enfants).

82% des enfants économiquement actifs de 5 à 17 ans effectuent des travaux dommageables : ils sont employés dans la restauration, les carrières de pierre, les mines, les briqueteries, l'industrie, la pêche, comme domestiques etc ...

La principale cause, la pauvreté. 85% de ces enfants ne perçoivent pas de salaires.

Madagascar est classé 146ème sur 177 pays à l'indice de développement humain.

COUTUMES - TRADITIONS

A côté d’une minorité de musulmans, moins de la moitié des Malgaches sont chrétiens, partagés entre catholiques, protestants luthériens ou adventistes. La majorité des autres restent fidèles à un culte traditionnel qui présente des similitudes avec certaines religions orientales, comme l’hindouisme.

Ils vénèrent le Zanahary, le Maître de l’univers, et les Razana les ancêtres auxquels leur décès a ouvert l’accès à une vie supérieure depuis laquelle ils peuvent assurer une protection aux vivants en tant qu’intercesseurs auprès de la divinité suprême.

L’autorité des Razana se manifeste à travers des commandements entourés de fady, qui ressemblent aux tabous des Maoris polynésiens. Ils varient non seulement selon la personne, son sexe, ses origines familiales, claniques ou géographiques, mais aussi selon le lieu et le moment. Il peut ainsi être interdit à quelqu’un des choses aussi différentes que de manger des oignons, de travailler les jeudis, de transporter des pierres sur une rivière ou de parler en traversant un site précis. Contrevenir à un fady équivaut à manquer de respect aux ancêtres et par conséquent très mal vu. En particulier, refuser l’hospitalité à un étranger constitue une grave infraction . Un autre fady défend de s’asseoir sur...

Une évidente prudence est à observer dans les lieux et sites sacrés, dont l'accès   est souvent régi par un ensemble de fady très variés d'une région à l'autre.

Fêtes et jours fériés

Fêtes traditionnelles

Les fêtes malgaches sont nombreuses mais impossibles à prévoir à date fixe.   Elles dépendent du calendrier lunaire et de la décision des devins ! Pour y   assister, il faut d'abord y être... invité. Renseignez-vous sur les règles particulières   à respecter pour chaque cérémonie.

- Alahamady Be : c'est le Nouvel An malgache, fêté les trois   premiers jours du premier mois lunaire, autour du mois de mars. Grandes cérémonies   traditionnelles avec séances de purifications, sacrifices de zébus, offrandes,   danses et chants, et grands repas en commun.

- Famadihana : surnommée « retournement des morts », c'est la   cérémonie malgache la plus connue et la plus impressionnante. Elle se déroule   de juin à septembre. Y assister est un privilège.

- Famorana : cérémonies de circoncision qui ont lieu durant tout   l'hiver austral, de juin à septembre, dans tout le pays.

- Fitampoha : ou « bain des reliques royales ». Cette fête sacrée   a lieu tous les 5 ans en hiver austral, à Belo-sur-Tsiribihina, dans l'Ouest.   C'est une fête durant laquelle on lave les reliques des rois du Menabe pour   renforcer la royauté Sakalava et les liens entre le roi actuel et ses sujets.   Elle dure une semaine.

- Santa Bary : c'est la fête du riz. Elle a lieu sur la côte   est vers avril-mai, pour la première récolte de riz. On remercie les ancêtres   pour les récoltes et on leur offre les premiers épis.

  - Tsanga Tsainy : c'est la fête la plus importante de l'ethnie   des Antakàranas, qui a lieu tous les 5 ans dans le massif de l'Ankàrana. Cette   cérémonie a pour but de renforcer l'unité du peuple et de la monarchie Antakàrana.   Elle consiste en l'érection d'un mât royal précédé d'un pèlerinage aux îles  Mitsio.

Jours fériés

Pratiquement toutes les fêtes chrétiennes sont des jours fériés à Madagascar : 1er janvier (Nouvel An) ; 29 mars (commémoration en souvenir des martyrs de l'insurrection de 1947) ; lundi de Pâques (avril) ; 1er mai (fête du travail) ; mai (Ascension) ; 25 mai (journée de l'OUA, Organisation de l'Unité Africaine) ; début juin (lundi de Pentecôte), 26 juin (fête de l'indépendance du pays) ; Assomption (15 août) ; Toussaint (1er novembre) ; Noël (25 décembre).

Religions et croyances

- Culte des ancêtres : les ancêtres sont les médiateurs entre   les hommes et le monde surnaturel. On les invoque dans toutes les occasions   rituelles pour qu'ils protègent leurs descendants.   Les sources, les arbres, les rochers sont des lieux de culte : on imagine qu'ils   sont habités par des forces surnaturelles qu'on essaie de se concilier par des   offrandes. Mais il y a aussi de nombreux êtres surnaturels, gnomes, nains, plus   ou moins maléfiques, et des anges gardiens, qui veillent particulièrement sur   les enfants.

  - Christianisme : les croyances traditionnelles cohabitent aujourd'hui   avec les grandes religions européennes, le protestantisme et le catholicisme.   L'influence de ces églises et de leurs missionnaires est très grande.

  - L'islam : la présence de l'islam à Madagascar est   principalement liée aux migrations sur la côte est. Les populations antemoro,   antambahoaka et antanosy se réfèrent toutes à un premier ancêtre, Raminia, venu   de La Mecque. On sait aujourd'hui qu'il ne s'agissait pas d'Arabes, mais plutôt   d'Indonésiens islamisés.  Aujourd'hui  l’Islam malgache est véhiculé par les musulmans indo-pakistanais qui financent mosquées et écoles coraniques.

  - Les fady : les interdits occupent une place très importante   dans la vie des Malgaches. Ils peuvent concerner l'individu, la famille, le   clan ou même l'ethnie tout entière. Ainsi les Antemoro sont fady de cochon,   et d'une espèce d'anguille. Les interdits individuels sont révélés par le mpanandro,   devin-astrologue, à la naissance de l'enfant. Contrevenir à ces interdits, c'est   évidemment s'exposer à une punition.

  - Le famadihana. Tout commence par   un songe : une femme voit en rêve l'ancêtre au bord de son lit, se plaignant   d'avoir froid dans son tombeau, d'être délaissé par ses descendants. Les chefs   de famille vont alors consulter le mpanandro, le devin-astrologue, qui fixe   le jour du famadihana, étymologiquement le jour du « passage d'une vie à l'autre ». Le jour fixé, la famille et tous les invités se retrouvent autour du tombeau. On change les lamba des morts, puis le corps du défunt est porté dans une danse syncopée. Un orchestre prend le relais des festivités. Et cela peut durer jusqu’à deux ou trois jours, au terme desquels le corps retourne au tombeau.

  - Le tromba : le tromba est un rituel de possession. Le possédé   est toujours incarné par un roi défunt qui parle par sa bouche et conseille   les vivants. Par leur bouche, les ancêtres donnaient leur aval, en quelque sorte,   pour toute décision, notamment politique ou militaire. Les manifestations du   tromba sont toujours plus importantes en période de crise.

  - Les ody et les sampy : les ody sont des amulettes destinées   à chasser les maladies, à apporter la prospérité, à assurer des récoltes abondantes   et à garantir la fécondité des femmes. Lorsque ces charmes sont utilisés au  service de groupes sociaux, ce sont alors des sampy.

  - Le tanguin : tous les royaumes ont pratiqué l'ordalie, que l'on   désigne sous le nom de tanguin, qui est en réalité le poison que l'on utilise   lors de ce « jugement de dieu ». On administre à l'accusé un poison, le tanguin.  S'il en réchappe, c'est qu'il est innocent. S'il meurt, on a la preuve de sa   culpabilité.

  - La place du zébu : le zébu est un animal omniprésent dans la   société malgache. Il symbolise toujours la richesse et l'opulence. Mais il est   plus que cela : il accompagne l'homme dans tous les moments importants de sa vie, et le sacrifice d'un « longues cornes » est essentiel à tous les rituels.

  - Devins et astrologues : les devins jouent un rôle très important   dans la vie des Malgaches, qui est conditionnée par le caractère faste ou néfaste   du moment où l'on entreprend une action. Le mpanandro est consulté   en toute occasion. Le mpisikidy est un spécialiste de la géomancie, technique   de divination à partir de figures tracées sur le sable. L'ombiasa a des pouvoirs   plus étendus : c'est le gardien des connaissances rituelles et religieuses.

  - La circoncision : la circoncision se pratique dans toutes les   ethnies. C'est un rite de passage qui permet au garçon de devenir véritablement   un homme et de prendre sa place dans la société.

Savoir-vivre et coutumes

Les rapports entre Malgaches et vazaha

Les Malgaches sont d'accès facile, même si certains peuvent se montrer assez   introvertis, notamment face aux vazaha. Mais si l'on communique   bien entre Malgaches et vazaha, cela reste une communication entre «   étrangers ». Le rapport économique déséquilibré en notre faveur doit particulièrement   nous engager à la retenue et à la réserve. Les Malgaches sont extrêmement sensibles   au respect de leur personne, ils ont en horreur la brutalité, la violence et   toute forme d'autorité. D'ailleurs, le sésame pour toutes les relations humaines   est le sourire. Ça passe partout !

Les fady (interdits ou tabous)

Une évidente prudence est à observer dans les lieux et sites sacrés, dont l'accès   est souvent régi par un ensemble de fady très variés d'une région à l'autre.

Cérémonies et tombeaux

On peut voir un grand nombre d'édifices mortuaires et de tombeaux, mais sachez   que leur symbolisme dépasse celui de nos cimetières. Outre qu'il est évidemment   interdit d'y toucher, il faut absolument penser, par exemple, à ne pas uriner   aux alentours ! De manière générale, hors   des sentiers battus, toujours essayer de prendre un guide.  Pour les cérémonies quelles qu'elles soient, se renseigner localement   sur les coutumes régionales est un impératif.

LA POPULATION MALGACHE

La population malgache est principalement d’origine Afro-asiatique. Une étude récente laisse à penser que l’île était inhabitée jusqu’au Ier siècle probablement, siècle auquel des Indonésiens auraient débarqué sur l’île.

On compte plus de 20 tribus traditionnelles à Madagascar. La diversité ethnique n’y est pas pour autant de type racial, mais bien plutôt d’ordre politique ou économique. L’amalgame des peuples d’Orient, d’Afrique et d’Arabie se retrouve en chaque groupe, du Nord au Sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.

Les 18 ethnies de Madagascar sont :

1.Antaifasy 2.Antaimoro 3.Antaisaka 4.Antakarana 5.Antambahoaka 6.Antandroy 7.Antanosy 8.Bara 9.Betsileo 10.Betsimisaraka 11.Bezanozano 12.Mahafaly 13.Merina 14.Sakalava 15.Sihanaka 16.Tanala 17.Tsimihety 18.Vezo

TRADITIONS CULINAIRES

Vos repas varieront suivant les régions (Hautes Terres ou régions côtières) et le lieu où vous les prendrez.

Le repas malgache : Il se compose avant tout d’une grosse assiette de riz (le vary). Le riz vous sera systématiquement servi avec les deux plats « nationaux » : le romazava, un bouillon parfumé à base de viande et de brèdes, feuilles vertes au goût très particulier, et le ravitoto, un ragoût de viande de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées. D’autres spécialités malgaches : l’anguille au porc (amalona sy hena kisoa), le porc aux pois du Cap (hena kisoa sy voanjubory), ou le kitoza (viande ou poisson séché et boucané).

Poissons et crustacés : vous pourrez aussi déguster des poissons et crustacés d’eau douce (tilapia, anguille, écrevisse...) et des poissons et fruits de mer, très abondants sur les côtes. Thon, daurade, capitaine, crevettes, camarons, calamars, crabes et langoustes...

Épices et piments : si la cuisine malgache est assez parfumée grâce à l’utilisation des épices, gingembre, poivre, girofle, muscade, elle est généralement peu relevée. On préfèrera servir à part le sakay (pâte de piment) ou les lasary, achards de mangue, citron ou carotte macérés dans du vinaigre ou de l’huile au curry pimenté.

LES MEDICAMENTS DONT LES VILLAGEOIS ONT LE PLUS BESOIN

1- Paludisme (pas de moustiquaires, PSI en distribue beaucoup)

2- Diarrhée

3- IRA (Infection Respiratoire Aigüe

4- Dermatophitie

5- Accidents du travail sur champs (plaies dû aux coupe-coupes...Kit de suture)

6- IST (Infection Sexuellement Transmissibles)

7- Maladie cardiovasculaire

8- Gastralgie

9- Diabète du type 1

PRESENTATION

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